Jeudi 1er novembre: «Allo Houston, on a un problème»
16h30, Après une escale un peu tendue à cause d'une douanière zélée à qui la tête de nuestro compañero Kamil ne revenait pas, nous sommes montés dans l'avion in extremis pour nous envoler vers San Salvador.
19h30, San Salvador, température extérieure 28°C.
Par chance, José Miranda, notre contact qui travaille au Ministère de l'Intérieur, nous a accueillis les bras chargés de cadeaux (bières & yaourts). Grâce à lui, nous avons pu installer notre camp de fortune dans l'aéroport. Cela n'a pas semblé perturber nos deux techniciens de surface qui ont passé toute la nuit à nettoyer 2m2.
La nuit fut bonne, bien qu'un peu courte. Certains ont dormi, comme Kamil pour ne pas le citer et d'autres non, comme Damien et Jean (de la mission Sud) qui ont chanté « Aux Champs Elysées » avec des policiers mélomanes.
Vendredi 2 novembre: Jucuaran nous voilà!
16h30 « Castro arrive enfin »
Après une attente interminable, nous embarquons enfin, pour certains dans un minibus et pour d'autres « chanceux » un pick up à ciel ouvert nous permettant de contempler le paysage et le coucher de soleil pendant deux heures et demi!
Après avoir déposé le groupe du sud à Valle Seco, nous arrivons enfin de nuit à Jucuaran, ville peu accueillante au premier abord. Maria, nuestra cocinera nous attend dans la maison. Bilan: trois lits, trois micro matelas, un sommier, une souris, des énormes araignées, un scorpion, pas de douche et une fosse de 15 mètres de profondeur infestée de moucherons en guise de toilettes! Tout à coup une pluie tropicale se met à tomber et nous en profitons pour une douche bien méritée (la première depuis le départ). Nous voilà, les huit gringos, en maillot de bain dans la nuit à hurler sous l'eau glacée; heureusement que l'on nous avait dit de rester discrets!
Samedi 3 novembre: Mariage à la Salvadorienne
Réveil matinal: 5h sous les cocoricos des coqs, les klaxons des bus et les grognements des porcs. A partir de 8h, l'invasion d'enfants commença alors pour ne plus jamais finir (on est lundi et c'est encore pire!). Après une partie de football improvisée, nous nous rendons à l'église pour una boda (mariage de Juanita y Vicente).
L'après-midi est haut en couleurs tout comme les tombes fleuries et les croix fraîchement peintes (en ce lendemain de Toussaint qui dure deux jours ici) du cimetière que nous avons visité, accompagnés par les enfants du village qui ont perdus leurs proches pendant la guerre civile. Ici le rapport à la mort est radicalement différent du nôtre, on se promène de tombe en tombe et les enfants nous racontent comment ils ont perdu leur père, leur frère... avec un certain détachement tout en caressant les tombes avec un voile de tristesse dans leurs yeux. Ensuite, direction les hauteurs du cimetière, d'où nous avons admiré toute la région, des volcans à la mer, des lagunes aux plaines arborées. Le retour fut dansant, avec un passage chez les « jeunes » mariés (45 ans) où nous nous sommes trémoussés sur les rythmes du quatuor local.
Soirée laborieuse avec le Padre Serafin et Michelle, médecin français (première compatriote à être arrivée à Jucuaran), lors de laquelle nous avons discuté de nos projets (bourses scolaires, crédits souscrits pendant l'année...), d'un agenda pour les prochains jours et de questions pratiques realtives à notre séjour à Jucuaran.
Dimanche 4 novembre: Alleluïa...
Nous faisons la grasse mat comme tous les étudiants, levés 7h20, et avons un rendez-vous con Michelle, la francaise à l'origine de la présence d'EDI au Salvador. Lors de cette réunion claire et efficace qui nous soulage des réunions salvadoriennes, elle nous donne de nombreux contacts qui faciliteront beaucoup le travail à venir. Ensuite, nous voilà partis pour voir el Señor Salvador Gomez, el gran Predicator del Ministerio de la Difusion de la Religion Catolica. Après la messe du Padre Herman, nouveau curé de Jucuaran, le prédicateur vient nous voir pour un petit discours émouvant avec un passage larmoyant digne d'un des meilleurs acteurs hollywoodiens. Nous voilà ensuite parti pour 3h3O de prédication et de chansons d'ascenceur... (Ne serait-il pas orateur / chanteur / acteur frustré?) Il nous place même une dédicace qui nous vaut les applaudissements du public, bonne publicité pour la suite. Ensuite déjeuner local à base de riz/haricots rouges (frijoles)... puis rencontre de Lucia du Comite Norte (association d'agriculteurs avec qui nous faisons du micro-credit) et de Nestor (professeur au lycée et nouveau coordinateur des bourses scolaires lycée). Une belle ballade dans Jucuaran suivra et nous finirons en apothéose avec une dégustation de "pupusas" (spécialité salvadorienne, galettes de maïs fourrées au fromage et aux rillettes de boeuf) chez Margarita, cocktail de bonne humeur qui nous apprend à faire des "pupusas". Alice et Agnes adoptent le style académique, Alexandre et Antoine la méthode D, soit un vague & plat crottin de maïs au fromage. Repus et heureux de cette nouvelle découverte gastronomique, nous rentrons voir le marchand de sable, un repos bien merité. Il est 21h45, grosse soirée...
Lundi 5 novembre: 1ers contacts...
Réveil matinal pour tous: certains doivent se rendre à l'Ecole de Jucuaran pour rencontrer des futurs boursiers, d'autres vont à l'Instituto (lycée de Jucuaran) pour faire le point avec les bousiers de l'an dernier.
Yudis, professeur d'anglais à l'Ecole de Jucuaran passe chercher le premier groupe. Arrivée à l'école et heureuse découverte d'un lieux propre, où les enfants jouent, courent et crient, proche d'une école communale francaise (on y trouve neuf niveaux, réunissant école primaire et collège). Tout est bleu et blanc, couleurs du pays. Idis Martinez, la directrice de l'école nous reçoit.. Elle connaît très bien notre projet et se montre enchantée. Premier temoignage d'une des nombreuses femmes qui s'investissent dans la vie de Jucuaran. Etonnamment, pour un pays à réputation machiste, les femmes semblent tenir un role majeur dans le développement économique. Puis présentation de notre programme aux collégiens de Noveno Grado (équivalent de la Troisième), et premier discours en public, le tout en espagnol, s'il vous plait.
Côté Instituto, rencontre avec le directeur, futur candidat à la mairie de Jucuaran. Lui aussi à l'air de vouloir s'impliquer dans le développement de la communauté. Eloge de nos boursiers, remerciements... notre programme semble rencontrer un réel succès! Le lycée est à l'image de l'école, bleu et blanc. Puis rencontre avec les 29 boursiers, au cours de laquelle nous discutons de leur année scolaire et aspirations.
Nous les invitons à prendre un verre à la maison. Alexandre, Alice, Antoine et Agnès se lancent dans un rock endiablé, devant des boursiers hilares, puis cours de merengue et bachata, le déhanché des francaises ne semble pas être à la hauteur de celui des Salvadoriennes.
Soirée festive!
Mardi 6 novembre: Pizzas, Maras y Cucarachas
Aujourd'hui grosse journée:
Ursulo, notre sympathique voisin, vient nous chercher dans son "chicken bus". C'est le bus magique: ancien bus scolaire américain repeint en bleu et vert, avec des messages religieux et une sono de folie. Nous profitons d'un paysage sompteux, d'autant qu'Ursulo se permet quelques arrêts en plein milieu de la route pour que nous puissions faire des photos du panorama. Lors de nos quelques étapes, des salvadoriennes montent et proposent des boissons, des fruits ou encore des barquettes de frites.
Après 1 heure et demi de route, arrivée à Usulutan. La chaleur étouffante couplée à une pollution omniprésente rendent notre excursion pénible. Nous nous balladons dans la ville à la recherche d'un cybercafé. C'est une ville typique d'un pays en développement: un Pizza Hut et une agence HSBC côtoient des vendeurs ambulants et des échoppes très couleurs locales.
Ursulo nous rejoint au Pizza Hut, petit moment de bonheur à l'occidental, avec Pepsi et pizzas qui nous font oublier le riz et les frijoles.
Puis nous partons au supermarché local où Ursulo nous a été une fois de plus d'une grande aide afin d'éliminer tout produit qui, bien qu'attrayant, aurait pu se révéler risqué pour nos estomacs d'occidentaux.
Retour en début d'après-midi dans notre fraîche et agréable contrée de Jucuaran.
En fin d'après-midi, Simon Cruz, maire de Jucuaran depuis 1999, organise un rassemblement afin de commencer sa propagande pour les pochaines élections (2009). Il est temps de faire un petit topo sur la corruption qui sévit au Salvador : à commencer par le maire qui depuis plus de 10 ans, détourne l'argent que verse l'Etat à chacune des communautés rurales. Malgré les .000 versés chaque mois, aucun projet d'assainissement des eaux, d'acheminement de l'eau dans les maisons des cantons isolés, ni de collecte des déchets n'ont été réalisés. Ici plus qu'ailleurs, les promesses électorales semblent difficiles à tenir.
Passons au problème endémique du Salvador, les "Maras". Il s'agit de gangs très violents qui fonctionnent comme une véritable mafia et sévissent dans les grandes villes. Ursulo nous a décrit en détail leur fonctionnement. En résumé, soit on paye une sorte de taxe pour travailler en paix, soit on quitte la région pour éviter les représailles. (La compagnie de bus doit par exemple payer un droit de passage s'élevant à pour entrer dans Usulutan.) Ces bandes sont principalement constituées de jeunes Salvadoriens, qui, après avoir connu la violence des ghettos américains, se sont faits expulser des Etats-Unis. Mais après notre bénédiction dominicale par le prédicateur, nous sommes devenus intouchables... Autrement dit, en journée, la ville ne craint pas grand chose pour les étrangers, au vu des nombreux policiers qui y font leur ronde.
Petite soirée "stupeur et tremblements": nous sommes ravis d'accueillir de nouveaux locataires au foyer... Arnaud a eu la bonne idée de mettre du Baygon (à prononcer "Baillegone" selon Kamil) dans les toilettes, faisant ainsi remonter une bonne centaine de gros cafards tout droit sortis de Men In Black (malheureusement Will Smith est en vacances). Mais il s'est rattrapé en tuant un scorpion découvert dans la chambre qu'il partage avec Alice et Jennifer.(avant que le dit-scorpion se soit fait immoler dans les règles de l'art) Puis rencontre du troisième type avec un être mystérieux qui se déplace sur nos toits la nuit, avant de finir en apothéose avec un défilé automne-hiver de trois souris pas vraiment aveugles, dans notre cuisine, sous la moustiquaire d'Antoine et dans la Sala où nous stockons nos victuailles!
Mercredi 7 novembre: Réunion avec le Comite Norte
Cette journée est marquée par notre rencontre formelle avec le Comite Norte. Au cours de cette première réunion, ses membres (on peut noter que ce sont des femmes qui occupent les postes de présidente et de trésorière) nous ont exposé les différents projets de microfinance (crédits coopératifs) réalisés avec l'aide financière d'EDI: des crédits d'engrais pour la mission 2005, des crédits pour l'élevage de bétail et de volaille pour la mission 2006, nous permettant de constater que l'argent apporté a bien été investi dans le développement agricole de la communauté. Ont aussi été évoqués les projets du Comite Norte comme l'acheminement d'eau à 400 foyers, l'achat d'un terrain pour y construire un local ou encore les ateliers arts plastiques et théâtre du Comité de Jeunes soutenu par le Comite Norte. Ce fut l'occasion de tester notre endurance et notre résistance au fou rire face à une présidente, Lucia, qui, en plus d'avoir un accent très "salvadorien", parle à la vitesse de la lumière (d'où son nom?), malgré nos demandes répétées pour qu'elle parle plus lentement. L'épilation n'a pas non plus l'air d'être son fort (certaines filles du groupe ont d'ailleurs décidé de s'adapter aux coutumes locales!).
Après ces considérations très terriennes, nous avons élevé nos âmes jusqu'au "conviento" (presbytère de Jucuaran), pour y rencontrer le prêtre. Accueillis par un de ses sous-fifres, nous avons attendu quelques temps dans une salle, qui pourrait s'apparenter à la librairie paroissiale, où l'on peut trouver des ouvrages intitulés "qué es hacer el amor" ou encore "respuesta a los protestantes". Nous rencontrons finalement le Padre Herman, nouvellement affecté à la Paroisse de Jucuaran, à qui nous exposons notre mission et qui nous raconte son passé aux Etats-Unis (30 ans à New-York) marqué par ses études en parallèle de son travail pour une fondation qui réunit plusieurs majors américaines afin de permettre aux jeunes des quartiers pauvres d'aller à l'université pour ensuite les embaucher à des postes de cadres. Le Padre nous présente également le Comité de jeunes de la Paroisse qui propose aux jeunes de rencontrer des malades...
Jeudi 8 novembre: Padres y Jovenes
La journée commence par une rencontre avec les parents d'élèves de Noveno Grado de l'école de Jucuaran: présentation des bourses pour le lycée, indications sur la constitution du dossier préalable à la sélection des futurs boursiers, réponses aux questions des parents et des jeunes... Encore une réunion d'information en espagnol devant un public exalté!
Nous avons ensuite retrouvé Nestor, notre prochain relais pour les bourses lycée, avec qui nous avons parlé de la nécessité d'impliquer plus les boursiers dans la vie locale, à travers le Comite de jeunes soutenu par le Comite Norte, celui de la Paroisse ou encore des cours de soutien aux élèves de l'écolede Jucuaran.
L'après-midi est marquée par la rencontre avec le Comite de Jeunes, au cours de laquelle nous ont été présentés les ateliers d'arts plastiques, qui permettent de s'évader du quotidien, et théâtre qui insistent sur la mise en scène des comportements quotidiens (violence, pauvreté...). Après une pause sportive pour Alice, Antoine, Arnaud et Alexandre qui ont pris le soleil sur le terrain de football local, le ballet des sollicitations continue avec le passage de deux membres de comités locaux pour l'achat de jouets pour deux cents enfants pauvres des communautés environnantes.
Vendredi 9 novembre: Farniente et Trésorerie
Alors que Jennifer et Kamil se sont levés à l'aube pour rejoindre le Padre Serafin à Valle Seco chez la mission Sud pour faire l'état des comptes des bourses distribuées l'an dernier, Elsa et Alexandre en profitent pour faire grasse mat' bien méritée (i.e. Ils se sont levés à... 8h!). Les quatre autres companieros étaient censés se rendre à l'école de l'Almendro mais étant donnée l'absence des élèves, la visite est reportée à plus tard.
Bilan de la réunion avec le Padre : après 3h30 de discussion (en espagnol por supuesto!), les comptes sont bons, l'argent a été très bien géré toute l'année et notre budget s'en porte plutôt bien : bonne nouvelle!
En fin d'après-midi, les enfants nous ont amenés à la Cueva, lieu exceptionnel qui n'est pas sans rappeler la grande vallée de Petit Pied. On se serait cru au bout du monde : soleil couchant sur les volcans, mer et vallées...
Le soir, Ursulo et Yanira sont venus dîner à la maison. Au programme, découverte de la culture salvadorienne : éducation, immigration, musique, adolescence, démographie...
Samedi 10 novembre : La Vigilia
Aujourd'hui nous partons à La Vigilia à San Salvador, commémoration en hommage au Señor Romero, assassiné en 1980 par les militaires, et à six padres tués en 1989 sur le campus de la UCA, université jésuite de San Salvador. 7h : nous voila partis pour six heures de car (dans le bus magique d'Ursulo avec la musique à fond!). Nous arrivons à la UCA, qui n'a rien à envier aux grands campus américains. Visite du musée accompagnée des explications du Padre Serafin, en passant par le jardin où poussent des rosiers, symboles des prêtres tués. Les plus téméraires d'entre nous s'aventurent dans la salle où sont projetées les clichés des martyrs, pris juste après le massacre.
Petite pause déjeuner avec la mission sud. Nous nous replongeons, non sans un certain plaisir, dans la culture occidentale grâce à un rapide passage par le Burger King.
Puis chacun vaque à ses occupations: recherche d'un cyber pour certains, pause sur l'herbe pour d'autres. Au cours de l'après-midi, nous visitons une expo photo sur le thème de la migration, photos fortes de sens, phrases choc comme "Es mas facil cambiar de pais que cambiar el pais" (il est plus facile de changer de pays que changer le pays). Ensuite, nous parcourons les allées de l'université couvertes de fresques de sel coloré, symbolisant la paix, l'espoir et la liberté, le tout accompagné de citations de Monseñor Romero. L'une d'entre elles a particulièrement retenu notre attention: "No hace falta tener mucho para ser mucho" (il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup pour être beaucoup).
Nous nous retrouvons à 18h30 pour le début de la procession, des centaines d'étudiants se suivent en portant une lampe en hommage aux martyrs. Viennent ensuite une messe en plein air, suivie d'une soirée musicale un peu étrange. En effet, les groupes se succèdent, des documentaires sur les massacres font office de transition alors que le public scande des phrases mi-révolutionnaires, mi-religieuses: "Se sienten, se sienten, los martyres presente".
Retour en bus pendant la nuit, dorment ceux qui peuvent; pour les autres, patience, la maison se rapproche. Pour tous, un lever de soleil sur les montagnes.
Arrivée à 6h à Jucuaran, le village est déjà éveillé, mais nous allons nous coucher, fatigués mais contents de cette journée.
Dimanche 11 novembre
Emergés en fin de matinée, nous allons tester le stop à la mode salvadorienne: en file sur le bas-côté, nous marchons vers El Espino (station balnéaire locale), en guettant le moindre vrombissement de pick-ups. Après une dixaine de minutes, un petit mouvement de la main (que l'on tourne en la levant), nous embarquons dans un premier pick-up en partance pour Chicago... ou plutôt l'aéroport de San Salvador. Il nous dépose au premier croisement et nous repartons pour une autre petite marche... pour finir dans un camion à ciel ouvert qui nous amène jusqu'à la plage! Son propriétaire nous a même offert quelques noix de coco, dégustées à la paille au bord de l'eau. Premier bain dans le pacifique avec pour panorama une plage bordée de palmiers qui s'étend à perte de vue. Au retour, le bus de 5 h n'était pas au rendez vous mais nous avons eu la chance de retomber sur l'homme aux noix de coco qui nous a laborieusement ramenés jusqu'à Jucuaran sur un camion chargé de noix de coco et de français cheveux au vent.
Commentaires sur cet article Aïssatou c'est sûr que c'est vue hautement plus sympa que les bousculades dans le métro à cause de cette grève qui n'en finit pas. Bisous les filles xoxo :-)
céline 10h, Paris : des bureaux, de la grisaille, des transports en grèves, des collègues ronchons et... vos récits de voyages. Ouf, vous avez réussi à me redonner le sourire ! Vos noix de coco, vos enfants, vos pick-ups -et vos cafards...arg- me font rêver, profitez à fond de cette aventure et les filles n'oubliez pas que de revenir à l'épilation mode française avant de revenir ! Gros bisou à tous
maurice merci pour journal de bord que vous nous faitent partager,félicitation pour votre courage et votre volonter d'aider les plus démunie. vous vous débrouillez comme de vrai chef,chapeau et bonne continuation au plaisir de vous lire.